J’ai l’habitude des responsabilités et de m’engager pleinement quand je suis en charge d’une mission.
Je m’appuierai sur notre présidente actuelle Sylvie Goulard. Avec son accord, elle sera porte-parole du ME-F. Elle permettra ainsi au Mouvement Européen-France de continuer a rayonner dans la presse française et étrangère, à garder un lien fort avec les institutions européennes. Elle sera un appui précieux pour votre président.
Pour ma part je n’hésiterai pas à intervenir régulièrement en sachant que c’est la fonction de président qui permettra l’accès aux médias et au réseau.
- Je mettrai au service du ME-F la compétence et le réseau tissé au fil des années tant au plan national qu’Européen. C’est un milieu que je connais bien travaillant comme universitaire sur l’UE depuis 40 ans. J ‘ai été un proche collaborateur de R. Barre. Elu à Lyon pendant 12 ans, Premier Adjoint, je connais la réalité locale. Député, j’ai été vice-président de la Délégation pour l’Union Européenne à 1′Assemblée Nationale, membre de la COSAC qui réunit les Parlements nationaux.
- Dans un mouvement qui a longuement débattu, sans trancher, s’il doit se doter d’un Président élu ou issu de la société civile, je crois être assez bien placé pour faire un lien entre ces deux univers qu’il faut rapprocher et non opposer.
- Pourrais-je être assez disponible ? Je m’engage à être à Paris un jour/semaine. Et je saurai utiliser les fins de semaine… plus les 15 jours de coupure des vacances scolaires régulières ! On ne peut pas souhaiter un ME-F enraciné dans les territoires et exclure les non parisiens.
- Serai-je insuffisamment indépendant parce que recteur? J’ai l’accord du Ministre de l’Education nationale pour être candidat et pour m’exprimer librement sur l’Europe. Je signerai articles, propos…seulement comme Président du ME-F. Dois-je rappeler que si on se veut multi-partisan, l’hypothèse d’une position violemment contraire à la politique gouvernementale prise par le ME-F, quel que soit le gouvernement en place, paraît difficile. Un haut-fonctionnaire marquera moins le Mouvement qu’un élu quel qu’il soit. Il représente la société civile.
De tout élu actif on pourrait aussi toujours se demander s’il ne serait pas soit trop complaisant envers le pouvoir, soit excessivement hostile à celui-ci. C’est une question de mesure : la constitution d’une équipe où les tâches sont réparties, permet aussi de répondre à cette question.
Je me présente avec l’accord de mon ministre de tutelle et avec l’autorisation d’une totale liberté d’expression sur l’Europe.
Je souhaite conduire le ME-F sur ces bases ainsi définies. D’ici le 25 juin je suis, bien entendu, à la disposition de chaque membre du Conseil national pour préciser tel ou tel point, pour engager un dialogue de manière à être aussi à même d’intégrer dans Faction de demain les idées, propositions, préoccupations… qui se feraient jour. Je « n’arrive pas ›› avec des conceptions arrêtées d’avance. Le moment de la désignation d’un nouveau Président c’est aussi pour celui qui est candidat savoir écouter. Je prendrai en compte le débat à venir dans les prochaines semaines.
J ‘ajoute ma dernière préoccupation… mais essentielle. Avec quelles ressources faire vivre le ME-F ? Ce sera la condition première pour atteindre les objectifs fixés. Le temps des subventions récurrentes permettant de couvrir les dépenses du Bureau de la rue de Rennes n’est plus. Il faudra désormais justifier nos charges administratives en les intégrant dans des propositions d’action et ce quels que soient nos “sponsors”. En particulier il faudra très vite présenter au Ministère des Affaires Etrangères un ensemble d’actions pour la fin 2010 justifiant une subvention (à la hauteur de nos besoins ). Au-delà de l`Université d’automne, je suggère trois grands débats dans trois grandes villes autour de trois problématiques actuelles pouvant dégager chacune une idée-force. Il faudra également imaginer des manifestations spécifiquement dédiées à tel ou tel type de publics. Il faudra encore montrer le plus que peut apporter un mouvement comme le nôtre qui a la chance de pouvoir s’appuyer sur des associations « sœurs ›› dans les autres pays de l’Union… Sinon nous ne nous inscrivons pas tout de suite dans cette logique nous n’assurerons pas l’existence quotidienne du ME-F dans de très brefs délais. Ce sera ma première urgence si vous me faites confiance.
Enfin le rôle du ME-F est aujourd’hui plus important que jamais. L’Europe, malgré tous les acquis des 60 dernières années, montre aujourd’hui des faiblesses qui détournent l’opinion publique de l`idée européenne. Il faut montrer que plus d’Europe est nécessaire. Il faut contribuer à ce que nos citoyens se réapproprient une conviction européenne.




