Le projet

Télécharger le document adressé aux membres du Conseil national et au Comité directeur du Mouvement Européen-France Christian Philip Profession de foi

Profession de foi

Ma candidature s’explique d’abord par ma conviction européenne. Nous avons plus que jamais besoin d`Europe, de plus d’Europe et d’une Europe capable de décider. Seule une Union européenne forte peut répondre aux problèmes d’aujourd’hui dans un contexte de mondialisation incertain caractérisant ce début du XXIème siècle. Jamais le message des Pères fondateurs n’a été aussi moderne que cette année où la célébration du 9 mai est intervenue sur fond de crise majeure de l’UE et de la Zone Euro. 

Elle s’explique ensuite par une autre conviction. L’Union européenne a besoin d’associations vivantes, dynamiques, proches des cercles de décision mais autonomes des partis et des joutes politiciennes. Elle a besoin d’idées et d’engagement bénévole. C’est la condition sine qua none pour susciter un mouvement d’opinion à même de permettre à nos concitoyens de se réapproprier une ambition européenne. 

D’où… un projet, une équipe, un engagement. 

Christian Philip

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Notre vision pour le ME-F

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  • Continuer 1′action entreprise et s’appuyer sur la capacité qu’a eu Sylvie Goulard de donner plus de lisibilité au ME-F (présence médiatique, réseau de partenaires dont de nombreuses entreprises ainsi que des syndicats ; opérations tournées vers le grand public, débat accru…). Vice-Président dans l’équipe “sortante” j’entends m’inscrire dans la continuité de Faction présente même si je souhaite bien entendu apporter de nouvelles propositions d’action. Ayant été étroitement impliqué depuis trois ans dans la vie du ME-F, l’organisation des Etats généraux de Lyon ou des manifestations franco-allemandes de l’année 2009, je crois avoir fait la preuve de mon envie de m’impliquer pleinement dans la vie de notre mouvement. 

 

  • S’appuyer sur nos sections locales. Certains peuvent dire qu’elles ne sont toujours pas assez nombreuses et que nous n’avons pas assez d’adhérents. Mais c’est ce Réseau qui est l’originalité, la force et la capacité du ME-F à promouvoir l’idée européenne. Le dévouement et l’activité de nos responsables de section sont le premier atout du ME-F. Avec eux, d’ici au le’ janvier prochain, j’élaborerai une stratégie de développement de nos sections. Nous pourrions, par exemple, organiser une campagne de communication s’appuyant sur un message et des propositions d’actions permettant de mieux faire connaître ces sections et de les aider à croître. 

 

  • S’appuyer sur les Jeunes Européens. Il n’y a pas beaucoup d’associations qui ont la chance d’avoir à côté d’eux des jeunes organisés. Et si on veut être optimiste pour l’Europe, c’est d’abord à la jeunesse que nous devons nous adresser. Je souhaite continuer à travailler en étroite liaison avec eux et les associer plus étroitement encore à la vie du ME-F. Avec eux nous en déterminerons les modalités comme un évènement annuel commun, une place systématique dans les manifestations du ME-F.  

 

  • Une priorité à l’Education. Il faut parler d’Europe aux jeunes ! Ce sont eux qui feront ou non l’Europe de demain. Avec d’autres associations qui souhaitent s’engager sur ce plan, je créerai un groupe de travail pour proposer au Ministère de l’Education nationale des propositions relatives à la place de l’UE dans les programmes scolaires, dans la formation des enseignants [formation des professeurs stagiaires et des enseignants en formation continue], dans la constitution d’instruments pédagogiques (numériques en particulier) à destination des enseignants et des élèves… L’AEDE et les Jeunes Européens seront en particulier des relais à privilégier et nous nous appuierons sur les actions qu’ils ont déjà entreprises (comme le programme “Europe à école des J.E”). 

 

Très vite nous proposerons par exemple des sessions de formation aux différentes académies. Nous prendrons l’initiative d’un grand concours sur l’Europe ayant l’ambition d’avoir un rayonnement du type de celui bien connu sur la Résistance et la Déportation en nous appuyant sur les idées et l’expérience de l’AEDE comme de plusieurs de nos sections. 

Au plan universitaire je proposerai à la CEDECE (laquelle réunit les centres d’étude européennes) un colloque annuel et je verrai avec cette association comment aider certains jeunes chercheurs dans l’élaboration ou la publication de leur thèse. 

  • Un ME-F ouvert, réunissant des représentants de toutes les familles politiques favorables à la construction européenne, mais qui sait quelle Europe nous voulons, pourquoi et qui montre la route à suivre. Et cela reste un projet fédéral même si l’ambition est présentée par certains comme irréaliste aujourd’hui. Si on veut un jour une Europe vraiment efficiente, elle ne peut être que fédérale. La crise actuelle de l’Euro montre le danger des constructions précaires : une Europe forte ne peut être que fédérale; elle en a d’ailleurs certains éléments comme le Parlement européen, la Cour de justice ou la Banque centrale.

 

  •  Disposer comme cela est engagé (le projet de rapport Vié) d’un texte présentant l’Europe telle que nous la souhaitons pour redonner du sens à notre engagement commun. La réflexion sera poursuivie en lien avec d’autres Mouvements européens, d’autres Etats membres pour adoption lors de l’Université d’automne. Sur la base des axes définis, nos groupes de travail, existants ou à créer si besoin, approfondiront régulièrement telle ou telle question. L’Université d°automne peut être chaque année le moment où l’on présenterait les conclusions du travail mené et où l’on définirait les nouveaux points à privilégier pour l’année suivante.

 

  • Au-delà de ce travail spécifique, nous devons développer notre capacité  à être présent dans le débat public : comment créer des groupes de travail réactifs ? comment nous faire entendre sur des sujets complexes, sans être des spécialistes ? Je compte charger un groupe de réflexion, impliquant notamment les responsables du groupe Energie et du groupe piloté par François Vié, pour disposer de propositions concrètes de procédure, d’ici la fin de l’année.

 

  • Etre au cœur d’une première initiative citoyenne… Si nous voulons être un mouvement d’opinion, si nous voulons nous faire mieux connaitre, si nous souhaitons montrer que le traité de Lisbonne n’est pas un texte abstrait… comment ne pas nous investir dans cet instrument qui s’adresse au citoyen européen ? Il faudra faire vite mais le faire avec les membres du Réseau du Mouvement européen international, les mouvements européens nationaux et d’autres associations européennes dans l’esprit des Etat généraux.. 



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